Oyez, oyez, gentes dames et gentils messieurs !
Si le temps vous dure, jetez vos oripeaux .
Venez goûter dans l’instant un moment de sagesse.
Du blog de sieur Ambroise des Anches
Vous apprendrez ce qu’est la folle connai(chance)!
Vous frissonnerez au son de l’Art du XXème et XXIème,
Le JAZZ et ses composantes improvisées;
Vous apprécierez les critiques et les coups de cœur
Du sieur Ambroise.
À bientôt à toutes celles et tous ceux qui aiment la note bleue et le « hors-sol ».
SWINGINGLY YOUR’S
Je fais ce que j’aime et j’aime ce que je fais »
En guise d’incipit à ce blog je désire vous exprimer comment et pourquoi je ressens le besoin de vous faire partager ce qui m’engage dans cette voi(e)x.
Pourquoi AMBROISE ?
Selon la Vie d’Ambroise évêque de Milan écrite par son secrétaire Paulin de Milan, son berceau se trouvait dans la salle du prétoire, lieu du gouvernement de la préfecture. Un jour qu’il y dormait, un essaim d’abeilles survint et couvrit sa figure et sa bouche de telle sorte qu’il semblait que les insectes entrassent dans sa bouche et en sortissent. Les abeilles prirent ensuite leur envol et s’élevèrent à une telle hauteur que l’œil humain n’était plus capable de les distinguer.
Cet événement frappa son père qui dit : « Si ce petit enfant vit, il sera quelqu’un de grand. » En quittant son visage, les abeilles y avaient laissé un peu de miel dessus, ce qui fut considéré comme un présage de sa grande éloquence. (Source Paulin de Milan par Wikipedia).
Pourquoi DES ANCHES ?
Parce que c’est avec un saxophone que je peux m’ exprimer le mieux et que je me sens le plus à même de partager ce que je sens et ressens. La voix des saxophones me fait penser au ressac des flots jetant ses vagues sur le rivage du partage.
Pourquoi le JAZZ ?
Parce que, à l’instar d’Ambroise, très jeune, après avoir été nourri de musique classique, mon visage et ma bouche ont été couverts par un essaim d’abeilles swinguantes qui m’a couvert le visage.
C’était en 1954. À la station de métro « la Motte-Picquet Grenelle », revenant du lycée Buffon, j’entrais dans la célèbre « librairie musicale » du non moins célèbre Pierre Beuscher- sise au 66 de l’avenue éponyme, ce qui me permettait de m’abstraire du bruit infernal du métro aérien.
Je cherchais un vinyl de musique classique, un de ceux que les JMF (Jeunesses Musicales de France) éditaient à l’époque, Ludwig Van Beethoven par Samson François.
Par hasard, mais existe-t-il vraiment, je tombais sur un 45 tours de Sydney Bechet proposant en particulier le thème « Dans les rues d’Antibes » (je le possède toujours.)
Je demandais au disquaire de poser sur la platine la « galette » et – ô merveille, le son d’instrument, par devers moi inconnu, le saxophone soprano de Sydney Bechet.
Le mouvement inédit pour moi qui sortait de l’essaim et que l’on nomme le « SWING » – nous reviendrons plus tard sur tout que ce mot exprime; Le swing était là à la portée de mon oreille, le levain du JAZZ, je ne le savais pas encore, mais il suinta dans tout mon corps ce que je nomme « orgasme de l’âme ».
Encore un fait du hasard ? Je « cirais » les sièges de la classe de seconde du lycée Buffon à côté d’Alain Guerrini, le célèbre « passeur de jazz » trop tôt disparu.
J’appris dès ce moment qu’il jouait du saxophone.
Mon initiation était lancée; je louais un saxophone alto pour mes premières anches. Depuis le Jazz ne m’a plus laissé une minute de repos.
« POÈTE PRENDS TON LUTH ET ME DONNE UN BAISER »

HOPE SO ERIC
Mingus and co. À Brême en direct de la Sendesaal.
LE CONCERT
Les citations en guise DE MÉTAPHORES (le comme si)
Le blues comme ferment et levain du jazz, comme revanche des esclaves africains face à la musique du dominant qu’il cultive autrement
FABLE OF FAUBUS
Musique dans ce concert comme un résumé du passé et un envol vers un avenir toujours présent
« L’ÉTANT », PRÉSENT DE « L’ÉTRE » ET « EXISTANT »DU FUTUR.
La souffrance au sein du thème illustration de l’horreur des négriers.
Le ah vous dirais-je maman, variations d’un temps sans cesse d’actualité.
TOUTES LES ILLUSTRATIONS de la douleur des dominés face aux dominants sont dans cette interprétation. Tous les instruments, batterie comprise pleurent, pleurent et hurlent contre la méchanceté et le MAL. Il faut écouter ERIC DOLPHY pour savoir ce qu’est le jazz de toujours, ici et maintenant. Les anciens esclaves hurlent leur souffrance et leur désarroi au travers de ses cris de sax alto.
Du sol et hors-sol. Incessants changements de tempo donnant le moment de l’humeur de l’HUMANITÉ.
Le jazz comme un « cri » c’est MUNCH, comme « Ugly Beauty » c’est MONK. Et puis L’écorché MINGUS. Cette voix de double basse « contre » et « basse ».