IMPROVISATIONS
Epilogue de l’églogue au sein des hanches et du col de Vénus.
Je plante mes langues et suce le bec en larmes de celle qui crame,
Qui abrase, qui baille et qui vaille que vaille, finitude et servitude
N’aime que soie, que soi, qu’elle, telle quelle, telle que.
Satyrise-la, starise-la, sans risée, sans ride, pluie de caresses
Sans cesse, appuie sur les volutes de l’extase au creux des reins.
Que de l’opaline arabesque s’écoule le lait de l’ânesse, que naisse
Toi dans l’obscure lumière suintant du néant dans la pomme sûre.
Rimbaldise l’épaisseur de la nuit, que son parfum t’enivre de son fiel,
Fragrances, bruits et sons, attirail de l’enfer dans lequel tu agonises.
Ne perds pas pied dans le ciel si profond que s’y perdent les chalands,
Froisse et plie les draps de mon lit ; explose et crie ton libre conquis.
Sur le buste de la Muse Hic et Nunc, musique et maintenant, en urgence, Sans attendre, je me penche et des tétons je mâche la substance merveille Cueillie au velours de l’aube. Amertume, rancune, sueur du cœur,
Avale les plumes odorantes qui te taillent et partagent ta peur.